Fiscalité location saisonnière (Airbnb, meublé de tourisme) : les règles à connaître en 2026

La fiscalité de la location saisonnière évolue et peut vite devenir complexe. Micro-BIC, régime réel, LMNP, TVA, amortissements : découvrez les règles essentielles pour optimiser vos impôts en toute conformité.

15 minutes

3 févr. 2026

Fiscalité location saisonnière (Airbnb, meublé de tourisme) : les règles à connaître en 2026 

Louer un logement en courte durée, que ce soit sur Airbnb, Booking ou Abritel, nécessite de maîtriser des règles fiscales spécifiques. Micro-BIC, régime réel, abattements, amortissements, TVA, obligations LMNP… La fiscalité 2026 des meublés de tourisme peut sembler complexe. 

Dans ce guide complet, nous vous expliquons concrètement les obligations relatives à la fiscalité immobilière en location meublée. Vous y trouverez aussi des exemples chiffrés pour choisir le régime d’imposition le plus avantageux. 

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Comment fonctionne la fiscalité de la location saisonnière ? 

Revenus locatifs saisonniers : catégorie BIC 

Conformément au Code général des impôts (CGI), les revenus issus de la location saisonnière en meublé relèvent de la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). L’administration fiscale considère en effet que la location meublée s’apparente à une activité commerciale, indépendamment de la durée de location ou de la plateforme utilisée.

Les recettes imposables correspondent à l’ensemble des sommes encaissées, avant toute déduction. Cela inclut :

  • Les loyers versés par les voyageurs ;

  • Les commissions prélevées par les plateformes ;

  • Les frais de ménage facturés ;

  • Les frais de service refacturés au locataire.

Bon à savoir :


Si vous avez opté pour le régime réel d’imposition, vous pouvez déduire vos charges et certains amortissements pour le calcul de votre résultat fiscal.

Locations concernées : Airbnb, Booking, gîtes, meublés de tourisme 

Selon l’administration fiscale, relève de la location meublée touristique tout logement loué pour une durée limitée à une clientèle qui n’y élit pas domicile.

De plus, toutes les locations meublées de courte durée relèvent des mêmes règles fiscales. Ce principe est valable qu’elles soient réservées via Airbnb, Booking, Abritel, une plateforme locale ou directement, dès lors que le logement est meublé et destiné à une clientèle de passage.

Le statut le plus courant : le LMNP 

En location saisonnière, la grande majorité des bailleurs exercent sous le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP).

Conformément au Code général des impôts (CGI), pour bénéficier de ce statut, il faut que : 

  1. Les recettes tirées des activités de loueur en meublé (c'est-à-dire les loyers charges comprises) soient inférieures à 23 000 € ;

  2. Et / ou que ces recettes soient inférieures ou égales aux autres revenus générés par les personnes appartenant au foyer fiscal.

Si les recettes dépassent ces deux seuils, le loueur en meublé non professionnel devient automatiquement LMP (Loueur en Meublé Professionnel).


Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP)

Loueur en Meublé Professionnel (LMP)

Imposition

Impôt sur le revenu (BIC) + prélèvements sociaux 18,6  %

Impôt sur le revenu (BIC) + cotisations sociales 35 à 40 %

Cotisations sociales

Aucune cotisation professionnelle, sauf en location meublée de courte durée lorsque les recettes dépassent 23 000 € (affiliation obligatoire à la SSI ou régime général)

Cotisations sociales obligatoires (régime des travailleurs indépendants)

Déficits

Reportables uniquement sur les revenus locatifs

Imputables sur l’ensemble des revenus du foyer fiscal

Plus-values à la revente

Régime des particuliers : exonération possible après 22 ans (impôt) / 30 ans (prélèvements sociaux)

Régime professionnel plus contraignant (mais exonérations possibles sous conditions)

Meublé de tourisme classé vs non classé : quelles conséquences fiscales ? 

Un meublé de tourisme classé est un logement meublé ayant reçu un label officiel délivré par la préfecture ou un organisme agréé. Ce label certifie que le logement respecte des normes de confort, d’équipement et de sécurité.

Sur le plan fiscal, ce classement influence directement la manière dont vos revenus sont imposés. Si vous relevez du régime micro-BIC, l’abattement appliqué sur vos recettes est de 30 % pour un logement non classé et de 50 % pour un logement classé.

En ce qui concerne la TVA, la location meublée touristique n’est pas soumise à la TVA tant que vous ne proposez pas de services para-hôteliers assimilables à ceux d’un hôtel, comme le ménage quotidien, la fourniture de linge, le petit-déjeuner ou l’accueil personnalisé. Si vous proposez au moins trois de ces 4 services, vous devenez assujetti à la TVA. Cela implique de la facturer à vos clients et de la reverser à l’administration. En contrepartie, vous pouvez également la récupérer sur certaines dépenses liées à votre activité.

Classé / non classé : les différences fiscales en un coup d’œil :


Un meublé classé bénéficie d’un label officiel garantissant confort et services. En micro-BIC, l’abattement est de 50 % contre 30 % pour un logement non classé.

La TVA ne s’applique que si le logement classé propose au moins trois services para-hôteliers (ménage quotidien, fourniture de linge, petit-déjeuner ou accueil personnalisé). Dans ce cas, vous facturez la TVA et pouvez la récupérer sur certaines dépenses.

Micro-BIC ou régime réel : quel régime fiscal choisir ? 

Les conditions d’accès au micro-BIC et seuils 2026 

En 2026, le régime micro-BIC s’applique aux loueurs dont les recettes annuelles de courte durée ne dépassent pas : 

  • 77 700 € pour les chambres d’hôtes et les meublés classés ;

  • 15 000 € pour les meublés non classés.

Ces seuils concernent les loyers charges comprises. Ils s’appliquent quelle que soit la plateforme de location saisonnière (Airbnb, Booking, Abritel, etc.) ou si vous louez votre bien en direct.

Si vos recettes restent en dessous de ces seuils, vous pouvez opter pour le micro-BIC et bénéficier d’un abattement forfaitaire sur vos recettes. Si vos recettes dépassent ces limites, le régime réel devient obligatoire.

Abattements 30 % / 50 % / 71 % : lequel s’applique ? 

Depuis le 1er janvier 2025, les taux d’abattement ont été révisés à la baisse pour les locations saisonnières : 

  • 30 % pour un logement non classé ;

  • 50 % pour un logement classé ou une chambre d’hôte.

L’ancien abattement de 71 % pour les meublés classés a été supprimé par la loi Le Meur

Type de location meublée

Plafond des recettes annuelles

Abattement forfaitaire

Meublés de tourisme classés et chambres d’hôtes

77 700 €

50 %

Meublés de tourisme non classés

15 000 €

30 %

Le principe de l’abattement au micro-BIC est simple : il s’agit d’une réduction forfaitaire pour déterminer votre revenu imposable. Par exemple, si votre logement classé génère 40 000 € de recettes, l’abattement est de 50 %. Seule la moitié (20 000 €) sera donc imposable. Pour un meublé non classé, l’abattement est de 30 %. Sont donc imposables 70 % des recettes. Cela simplifie la fiscalité mais empêche de déduire vos charges réelles.

Quand le régime réel devient plus avantageux ? 

Contrairement au micro-BIC, le régime réel permet de déduire :

  • Toutes les charges liées à l’activité de location ;

  • L'amortissement du matériel et des locaux ainsi que de certains travaux (construction ou amélioration), dès lors que le logement est inscrit à l’actif.

Ce régime devient intéressant lorsque le montant total de vos charges et amortissements dépasse l’abattement du micro-BIC applicable à votre logement.

Reprenons l’exemple d’un meublé classé qui génère 40 000 € de recettes. Avec le régime micro-BIC et un abattement de 50 %, le revenu imposable s’élève à 20 000 €. Si les charges réelles et les amortissements atteignent 25 000 €, le régime réel est alors plus intéressant car il réduit encore davantage le résultat imposable.

Les cas particuliers 2026 : SCI, concubinage, indivision 

Si vous détenez votre bien via une SCI, la location meublée peut être considérée comme une activité commerciale. Dans ce cas, la SCI doit être imposée à l’impôt sur les sociétés et tenir une comptabilité complète. Si votre location meublée reste marginale, la SCI peut rester imposée à l’impôt sur le revenu. En tant qu’associé, vous devez déclarer votre part de revenus dans votre déclaration personnelle.

Si vous êtes en concubinage ou pacsé, chacun doit déclarer sa quote-part de revenus et de charges liée à la location meublée. Le régime micro-BIC n’est applicable que lorsque les revenus sont déclarés dans le cadre d’une déclaration commune, hors indivision.

En revanche, lorsque le bien est détenu en indivision, et que les indivisaires ne déposent pas une déclaration commune, le micro-BIC ne s’applique pas. L’activité de location meublée relève alors obligatoirement du régime réel. Chaque indivisaire doit reporter sa quote-part du résultat sur sa déclaration de revenus, via le formulaire 2042 C PRO.

Simulation micro-BIC vs régime réel (exemple 2026) :


Supposons que vous louez un meublé non classé en courte durée pour 12 000 € de recettes annuelles :

  • Micro-BIC : avec un abattement de 30 %, votre revenu imposable sera de 8 400 €. Vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles.

  • Régime réel : si vos charges s’élèvent à 5 000 €, votre revenu imposable descend à 7 000 €. Vous pouvez également amortir le mobilier, le bien et certains travaux pour réduire encore davantage votre impôt.

Même pour un meublé non classé avec des charges modérées, le régime réel peut parfois être plus avantageux.

LMNP en location saisonnière : les obligations fiscales en 2026 

Le SIRET : obligatoire ou pas en 2026 ? 

Si vous débutez une activité de location meublée, vous devez obligatoirement obtenir un SIRET. Cette obligation est valable même si vous louez un seul logement et/ou de manière occasionnelle. Il n’y a pas de changement sur ce point en 2026.

Pour obtenir ce numéro, il faut déclarer votre activité de location meublée sur le guichet unique de l’INPI dans les 15 jours suivant le démarrage de l’activité. Cela correspond généralement à la date à laquelle vous devenez propriétaire exploitant du bien, même si la location effective intervient plusieurs mois plus tard.

Cette immatriculation est gratuite et permet de vous identifier auprès des impôts pour déclarer vos recettes.

Cotisations sociales : seuil des 23 000 € 

Le seuil de 23 000 € continue de s’appliquer pour la distinction entre le LMNP et le LMP. Tant que votre activité est considérée comme non professionnelle (LMNP), les gains issus de votre location sont uniquement soumis aux prélèvements sociaux au taux de 18,6 %. Vous ne versez pas de cotisations sociales à l’Urssaf.

En revanche, dès que vous basculez en LMP, vous devez vous affilier à l’Urssaf et payer des cotisations sociales sur vos recettes de location saisonnière.

Ces seuils s’appliquent à l’ensemble des recettes brutes annuelles de toutes vos locations meublées au sein du même foyer fiscal, qu’elles soient réalisées sur Airbnb, Booking, d’autres plateformes ou en direct.

Déclaration BIC : fonctionnement 

La révision des plafonds et abattements en 2025 n’a pas entraîné de modifications dans la façon de déclarer vos revenus en 2026. 

Il faut donc continuer à déclarer vos revenus de location meublée sur la 2042 C PRO

  • Au micro-BIC, vous indiquez simplement le total de vos recettes et l’administration fiscale appliquera l’abattement forfaitaire ;

  • Au régime réel, vous produisez une liasse 2031 et les annexes 2033 pour déterminer le bénéfice ou déficit avant de le reporter sur la 2042 C PRO.

Adhésion CGA : intérêt fiscal 

Jusqu’en 2024, les loueurs au régime réel pouvaient bénéficier d’une réduction d’impôt correspondant à 2/3 des frais de comptabilité en adhérant à un Organisme de Gestion Agréé (OGA). La loi de finances 2025 a supprimé cette réduction. 

Adhérer à un OGA reste toutefois utile pour la gestion comptable et fiscale de votre location meublée. Ce prestataire peut vous aider à tenir votre comptabilité, vérifier vos déclarations, contrôler le calcul de vos amortissements et vous préparer en cas de contrôle fiscal.

Bon à savoir :


Vos frais de comptabilité sont déductibles des recettes si vous êtes au régime réel.

Déclarer ses revenus Airbnb / saisonnier (étape par étape) 

Transmission automatique des revenus par Airbnb… mais insuffisante 

Depuis quelques années, Airbnb et d’autres plateformes communiquent automatiquement aux impôts le total des recettes perçues par les loueurs. Cela vous simplifie la tâche, mais vous devez absolument vérifier ces chiffres. Si vous avez facturé des frais annexes aux voyageurs, la plateforme ne les a probablement pas pris en compte.

De plus, si vous êtes au réel, c’est à vous de déduire vos charges et vos amortissements.

Déclaration 2042 C PRO : lignes à remplir 

Que vous soyez au micro-BIC ou au régime réel, vous devez remplir le formulaire 2042 C PRO. Vous devez indiquer vos revenus dans la ligne des « Revenus des locations meublées non professionnelles », en reportant le total des recettes pour le micro-BIC ou le résultat imposable pour le régime réel.

Il faut faire cette déclaration en même temps que votre déclaration annuelle de revenus au printemps.

Déclaration Micro-BIC 2026 

Au micro-BIC, la déclaration reste simple. Vous reportez vos recettes totales (loyers + charges facturées au locataire + commissions) puis l’administration fiscale applique automatiquement l’abattement forfaitaire (30 % ou 50 % selon le type de logement). 

Vous n’avez pas besoin de détailler vos charges ni de fournir de justificatifs pour le calcul de votre impôt.

Déclaration régime réel : bilan + liasse 2031 

Si vous êtes au régime réel, la déclaration est un peu plus complexe. Chaque année, vous devez préparer une liasse fiscale 2031, accompagnée des annexes 2033, qui détaillent le bilan, le compte de résultat et les amortissements du bien et du mobilier. Cette liasse permet de calculer votre résultat imposable, après déduction des charges et amortissements. Vous devez ensuite reporter cette somme sur la 2042 C PRO. 

Vous devez déposer votre liasse fiscale au plus tard le 2e jour ouvré qui suit le 1er mai, soit avant le 5 mai 2026.

Checklist déclaration annuelle 


  1. Vérifier le total des recettes communiqué par Airbnb ou toute autre plateforme.

  2. Pour le régime réel, préparer la liasse 2031 avant le 5 mai 2026.

  3. Remplir le formulaire 2042 C PRO lors de votre déclaration annuelle de revenus.

  4. Conserver tous vos justificatifs de charges, d’amortissements et de recettes.

Charges déductibles et amortissements en 2026 (régime réel) 

Dépenses déductibles en location saisonnière 

Au régime réel, vous pouvez déduire de vos recettes toutes les charges liées à votre activité de location

Les charges déductibles incluent par exemple (liste non exhaustive) : 

  • les frais de copropriété ;

  • les factures d’entretien et de réparations ;

  • la CFE et la taxe foncière (si applicable) ;

  • les intérêts d’emprunt pour l’acquisition du bien ;

  • les assurances couvrant le logement et votre responsabilité civile ; 

  • les honoraires d'agence en cas de gestion du bien.

Ces déductions permettent de réduire directement votre résultat imposable.

Fonctionnement de l’amortissement LMNP 

L’amortissement consiste à étaler certains coûts sur plusieurs années. En LMNP, vous pouvez amortir :

  • L’immobilier (hors terrain) sur 25 à 35 ans ;

  • Le mobilier et l’équipement sur 5 à 10 ans ;

  • Les travaux de construction, de reconstruction ou d’amélioration du bien sur 12 ans en moyenne.

Impact fiscal direct 

L’option pour le régime réel simplifié peut vous permettre de réaliser des économies d’impôt significatives. Dans de nombreux cas, le total des charges et des amortissements déductibles dépasse largement les 30 % ou 50 % d’abattement appliqués automatiquement en micro-BIC.

Exemple complet avant/après amortissements 

Prenons l’exemple d’un bien générant 40 000 € de recettes annuelles :


Sans amortissements

Avec amortissements

Recettes annuelles

40 000 €

40 000 €

Charges réelles (entretien, copro, assurances, intérêts, ménage…)

10 000 €

10 000 €

Amortissements (immobilier, mobilier, frais d’acquisition)

0 €

25 000 €

Total charges + amortissements

10 000 €

35 000 €

Résultat imposable

30 000 €

5 000 €

TVA et location de tourisme : qui est concerné en 2026 ? 

TVA et meublé de tourisme classé : règles 2026 

Par principe, les locations meublées professionnelles (LMP) ou non professionnelles (LMNP) sont exonérées de TVA

La TVA devient obligatoire uniquement si vous proposez au moins trois services para-hôteliers parmi les quatre suivants : petit-déjeuner, nettoyage régulier du logement, fourniture de linge de maison, et accueil de la clientèle. Ces prestations doivent être rendues dans des conditions similaires à celles d’un hôtel. Si vous ne remplissez pas ce critère, vous restez exonéré, même si vous fournissez occasionnellement un service comme le linge ou le ménage.

Exemple : pour une location courte durée où le ménage n’est fait qu’à la fin du séjour, le linge est fourni au début et la remise des clés se fait via une boîte sécurisée, vous êtes exonéré de TVA.

Seuils, facturation, obligations 

Il est possible de bénéficier de la franchise en base de TVA même pour les activités en principe assujetties. Dans ce cas, vous ne facturez pas la TVA à vos locataires, mais vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos dépenses.

Pour une location meublée saisonnière, vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA si vos recettes de l’année précédente sont inférieures à 37 500 €  (avec un seuil majoré de 41 250 € pour tolérance en cours d’année).

Si vous êtes assujetti à la TVA, vous devez facturer la TVA à vos clients sur le montant des loyers et des services para-hôteliers. 

En contrepartie, vous pouvez récupérer la TVA sur certaines dépenses liées à votre activité (achat de mobilier, travaux, fournitures). 

Déclarations TVA 2026 

Selon votre régime, il faut utiliser le formulaire CA12 (régime annuel simplifié) ou CA3 (régime réel mensuel ou trimestriel). Vous déclarez la TVA collectée sur vos loyers et services et déduisez la TVA sur vos dépenses éligibles. 

Quand un loueur saisonnier devient assujetti à la TVA ? 


Un loueur saisonnier reste en principe exonéré de TVA. Vous devenez assujetti si votre activité comprend au moins trois services para-hôteliers, comme le ménage quotidien, la fourniture du linge, l’accueil personnalisé ou le petit-déjeuner. Dans ce cas, vous devez facturer la TVA à vos clients, la reverser à l’administration et pouvez récupérer la TVA sur certaines dépenses liées au logement. 

Si vos recettes restent inférieures à 37 500 €, vous pouvez bénéficier de la franchise en base de TVA. En cas de dépassement ponctuel mais inférieur à 41 250 €, la franchise reste applicable pour l’année en cours, mais sera perdue pour l’exercice suivant.

Cas pratique et exemples chiffrés 

Exemples de calcul micro-BIC 

Pour un meublé non classé générant 12 000 € de recettes annuelles, le micro-BIC donne droit à un abattement forfaitaire de 30 %. Le revenu imposable est donc de 12 000 € × 70 % = 8 400 €.

Pour un logement classé avec 40 000 € de recettes, l’abattement est de 50 %, soit un revenu imposable de 20 000 €.

Ce montant est ensuite ajouté aux autres revenus de votre foyer fiscal, puis l’impôt sur le revenu est calculé selon le barème progressif en vigueur. 

Exemples régime réel (avec amortissement) 

Pour un meublé classé générant 40 000 € de recettes annuelles, supposons que vous ayez 10 000 € de charges réelles, comprenant l’entretien courant, les intérêts d’emprunt, les frais de gestion et les assurances. À cela s’ajoutent 15 000 € d’amortissements pour le bien immobilier et 3 000 € pour le mobilier (soit un mobilier d’environ 15 000 € amorti sur 5 ans).

Pour calculer le bénéfice imposable :

  1. On soustrait les charges réelles des recettes : 40 000 € − 10 000 € = 30 000 €.

  2. On déduit les amortissements : 30 000 € − (15 000 € + 3 000 €) = 12 000 € de résultat imposable.

Cet exemple montre clairement l’avantage du régime réel lorsque vos charges et amortissements sont élevés.

Comparatif sur 10 ans : réel vs micro 

Sur une période de 10 ans, en micro-BIC, le revenu imposable reste limité par l’abattement, mais les amortissements ne réduisent pas l’impôt. Avec le régime réel, les amortissements cumulés peuvent annuler ou réduire fortement l’imposition sur plusieurs années, même si les recettes augmentent. 

Cela permet d’optimiser la rentabilité nette après impôt, surtout pour les biens avec un coût d’acquisition élevé ou des travaux importants.

Comment être en règle en 2026 ? 

Obligations du loueur saisonnier 

Le loueur saisonnier est soumis à plusieurs obligations fiscales et administratives. Il doit : 

  • Déclarer son activité sur le guichet unique de l’INPI et obtenir un SIRET ;

  • Déclarer chaque année ses gains de location meublée aux impôts, qu’il soit au micro-BIC ou au régime réel ;

  • Tenir une comptabilité s’il est au régime réel ;

  • Déclarer son activité auprès de la mairie où se situe le bien, et selon la commune, obtenir une autorisation de changement d’usage ; 

  • Collecter puis reverser la taxe de séjour à son EPCI.

Points fiscaux à surveiller en 2026 

La location saisonnière a fait l’objet de récentes réformes et l’activité de location meublée était au cœur des débats parlementaires début 2026. Nous vous conseillons donc de vérifier régulièrement les conditions d’application du micro-BIC, ainsi que les seuils du LMNP/LMP

Suite à l’application de la loi Le Meur, il faut aussi contrôler vos recettes 2025 pour voir si vous ne devez pas passer au régime réel en 2026

Enfin, si vous proposez des services para-hôteliers (ménage régulier, linge fourni, accueil personnalisé, petit-déjeuner), il est important de contrôler votre situation vis-à-vis de la TVA, pour savoir si vous devez la facturer et la reverser à l’administration.

Quand consulter un expert-comptable LMNP ? 

Faire appel à un expert-comptable spécialisé en location meublée permet de sécuriser votre gestion fiscale et comptable. Cela est vivement recommandé notamment si vous optez pour le régime réel ou que vous risquez de basculer en LMP. Ce professionnel peut aussi vous accompagner pour tenir votre comptabilité, préparer votre liasse fiscale et vous conseiller sur la TVA le cas échéant.

 

FAQ : Fiscalité location saisonnière 2026 

Comment déclarer mes revenus Airbnb ou location saisonnière en 2026 ?

Vous devez déclarer les gains issus de votre activité sur le formulaire 2042 C PRO. Au micro-BIC, indiquez le total de vos recettes et l’abattement forfaitaire s’appliquera automatiquement. Au régime réel, préparez une liasse fiscale 2031 détaillant vos charges et amortissements pour calculer votre résultat imposable. Il faut ensuite le reporter sur la 2042 C PRO.

Quel régime fiscal choisir pour ma location saisonnière : micro-BIC ou régime réel ?

Le micro-BIC simplifie votre déclaration : vous déclarez simplement vos recettes et l’administration applique un abattement forfaitaire (30 % ou 50 %) au titre de vos charges. Le régime réel nécessite de tenir une comptabilité, mais il permet de déduire vos charges et amortissements. Cela peut réduire fortement votre résultat imposable. Dans la plupart des cas, le régime réel est le plus intéressant.

Les revenus Airbnb sont-ils automatiquement transmis au fisc en 2026 ?

Airbnb et les autres plateformes de location transmettent désormais certaines informations fiscales à l’administration. Cependant, vous devez toujours vérifier ces chiffres. Il faut notamment veiller à déclarer les commissions et les services facturés aux voyageurs. Si vous êtes au réel, il vous revient de déclarer vos charges déductibles et vos amortissements.

Quelles sont les charges déductibles en location saisonnière au régime réel ?

Les charges déductibles comprennent toutes les charges liées à votre activité, comme les frais de copropriété, les factures d’entretien et de réparations, la CFE, la taxe foncière, les intérêts d’emprunt pour l’acquisition du bien, les assurances couvrant le logement et votre responsabilité civile, les honoraires d'agence en cas de gestion du bien, etc.

Dois-je avoir un SIRET pour louer en Airbnb ou meublé de tourisme en 2026 ?

Oui, le SIRET est obligatoire dès que vous réalisez une activité de location meublée, quel que soit votre régime fiscal. Il sert à identifier votre activité auprès de l’administration. Si vous êtes au réel, vous devez le mentionner dans votre liasse fiscale.

Quelle est la différence entre LMNP et LMP pour une location saisonnière ?

Le LMNP s’applique si les recettes tirées des activités de loueur en meublé sont inférieures à 23 000 € et/ou que celles-ci sont inférieures ou égales aux autres revenus générés par les personnes appartenant au foyer fiscal. Dans ce cas, votre résultat est soumis à des prélèvements sociaux de 18,6  %. Les déficits sont imputables uniquement sur les revenus BIC. Le LMP concerne les revenus supérieurs à ces 2 seuils : vous payez alors des cotisations sociales professionnelles et les déficits peuvent être imputés sur l’ensemble du revenu global.


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