Bail saisonnier : guide complet pour louer en 2026
Le bail saisonnier encadre chaque location courte durée et sécurise ta relation avec les voyageurs. Règles, durée, clauses et fiscalité : tout ce qu’il faut maîtriser.

- Le bail saisonnier ne relève pas de la loi du 6 juillet 1989 : pas de préavis, pas de reconduction tacite, et une grande liberté de rédaction.
- La durée est limitée à 90 jours consécutifs auprès d'un même locataire, au-delà desquels le contrat risque une requalification en bail meublé classique.
- Une résidence principale louée en totalité ne peut dépasser 120 jours par an, plafond que toute commune peut abaisser à 90 jours.
- Le numéro d'enregistrement est obligatoire partout depuis mai 2026 et doit figurer sur toutes les annonces.
- Le contrat doit mentionner l'identité des parties, la description du bien, l'inventaire du mobilier, les dates, le prix et la taxe de séjour.
- Arrhes ou acompte : l'acompte rend le contrat ferme, les arrhes laissent une porte de sortie contre perte du montant versé, ou remboursement du double par le bailleur.
- Le dépôt de garantie est libre, la pratique se situant entre 20 et 30 % du montant du séjour.
- Les revenus relèvent des BIC, avec un choix entre micro-BIC (30 % ou 50 % d'abattement) et régime réel, seul régime permettant l'amortissement.
Le bail saisonnier, c'est quoi exactement ?
Quand tu mets ton logement en location sur Airbnb, Booking ou en direct, tu signes, ou tu devrais signer, un bail saisonnier avec chaque voyageur. Ce contrat encadre la relation entre toi, propriétaire d'un meublé de tourisme, et ton locataire temporaire. Il fixe les règles du jeu : durée du séjour, prix, conditions d'annulation, état du logement.
Contrairement à un bail classique, meublé longue durée ou location vide, le bail saisonnier est conçu pour des séjours courts. On parle de nuitées, de semaines, parfois de quelques mois, mais jamais au-delà de 90 jours consécutifs auprès d'un même locataire. Le voyageur ne s'installe pas chez toi : il est de passage, et c'est précisément ce qui définit le meublé de tourisme au sens du Code du tourisme.
Cette distinction est fondamentale. Le bail saisonnier ne relevant pas de la loi du 6 juillet 1989 qui protège les locataires longue durée, tu disposes d'une liberté bien plus grande dans la rédaction du contrat. Pas de préavis de trois mois, pas de reconduction tacite, pas d'encadrement des loyers. En revanche, cette liberté s'accompagne de règles propres, à connaître pour éviter les mauvaises surprises.
Quels types de biens peuvent faire l'objet d'un bail saisonnier ?
Bonne nouvelle : la location saisonnière offre une grande souplesse sur la nature du bien loué. Tu peux établir un bail saisonnier pour :
Une résidence secondaire (maison de vacances, appartement à la montagne ou en bord de mer)
Un investissement locatif dédié à la courte durée
Ta résidence principale, en totalité ou en partie (une chambre, un étage indépendant…)
Une dépendance aménagée (gîte, studio de jardin, tiny house…)
Cette flexibilité est l'un des grands atouts du meublé de tourisme. Tu peux même louer une partie de ta résidence principale pendant que tu y habites, et dans ce cas précis, aucun plafond annuel de nuitées ne s'applique. L'obligation d'enregistrement, elle, reste due.
Bail saisonnier vs bail meublé classique : les différences clés
Pour bien situer le bail saisonnier par rapport aux autres contrats, voici ce qui le distingue :
Durée maximale : 90 jours consécutifs auprès d'un même locataire, contre 1 an minimum pour un bail meublé classique et 9 mois pour un bail étudiant
Reconduction tacite : interdite. Chaque séjour = un nouveau contrat
Dépôt de garantie : libre (souvent 20 à 30 % du montant de la réservation), contre 2 mois de loyer maximum en meublé longue durée
Congé / préavis : aucun, puisque la date de fin est fixée dès le départ
Loi applicable : Code civil et Code du tourisme, et non la loi du 6 juillet 1989
Les limites de durée à respecter absolument
Le bail saisonnier est encadré par plusieurs plafonds de durée. Les ignorer t'expose à des sanctions financières sévères. Voici les règles en vigueur en 2026.
La règle des 90 jours consécutifs par locataire
Un même voyageur ne peut pas occuper ton logement plus de 90 jours consécutifs. C'est ce qui caractérise la clientèle de passage au sens du Code du tourisme. Au-delà, la relation risque d'être requalifiée en location meublée classique, avec les protections qui en découlent pour l'occupant : droit au maintien dans les lieux, préavis, encadrement du congé. Un scénario à éviter.
Le plafond annuel pour les résidences principales
Si tu loues ta résidence principale en totalité sur des plateformes de courte durée, la limite est de 120 jours par an. Depuis la loi Le Meur, toute commune peut abaisser ce seuil jusqu'à 90 jours par délibération motivée. Vérifie systématiquement la réglementation locale avant de publier tes annonces.
⚠️ Attention : cette limitation concerne uniquement la location de la résidence principale dans sa globalité. Si tu ne loues qu'une chambre ou une partie du logement tout en continuant à y habiter, ce plafond ne s'applique pas.
Le numéro d'enregistrement en mairie
Depuis le 20 mai 2026, l'enregistrement du meublé de tourisme est obligatoire partout en France, avec attribution d'un numéro à afficher sur toutes tes annonces. La loi Le Meur a remplacé les déclarations locales par un téléservice national, dont le déploiement s'échelonne sur le second semestre 2026. En attendant l'ouverture complète du portail, la déclaration passe encore par le téléservice de ta commune lorsqu'il existe, et le numéro déjà obtenu reste valide.
L'autorisation de changement d'usage
Dans les communes ayant institué ce régime, dont Paris, Lyon, Bordeaux et Nice, mettre en location saisonnière un bien qui n'est pas ta résidence principale nécessite une autorisation de changement d'usage. Cette autorisation peut être conditionnée à une compensation, c'est-à-dire la remise sur le marché d'un logement équivalent.
Copropriété : un obstacle potentiel
Avant même de penser au bail saisonnier, vérifie le règlement de copropriété. Certaines copropriétés interdisent purement et simplement la location de courte durée. Depuis la loi Le Meur, l'assemblée générale peut voter cette interdiction à la double majorité de l'article 26, lorsque le règlement interdit déjà toute activité commerciale dans les lots d'habitation. Ne passe pas à côté de ce point, sous peine de te retrouver en infraction.
Rédiger un bail saisonnier : les clauses indispensables
Le bail saisonnier bénéficie d'une grande liberté de forme par rapport aux baux longue durée. Pas de modèle type imposé par la loi, pas de formulaire Cerfa obligatoire. Pour autant, certaines mentions sont essentielles pour protéger tes intérêts et ceux de tes voyageurs.
Les mentions obligatoires
Ton bail saisonnier doit contenir au minimum les informations suivantes :
Identité des parties : ton nom (ou raison sociale) en tant que bailleur et le nom du locataire (ou de la personne ayant effectué la réservation)
Description du bien : type de logement, superficie, nombre de pièces, capacité d'accueil maximale
Inventaire du mobilier : liste détaillée des équipements et meubles mis à disposition, remise au locataire et annexée au contrat
Numéro d'enregistrement en mairie (si applicable) et éventuel classement du meublé de tourisme (1 à 5 étoiles)
Destination du logement : précise que le bien est loué à titre de résidence temporaire et ne constitue en aucun cas la résidence principale du locataire
Dates du séjour : date et heure d'arrivée, date et heure de départ
Prix de la location : montant total, détail des éventuelles charges supplémentaires non incluses
Montant de la taxe de séjour : collectée auprès du voyageur et reversée à la commune
Accès aux parties communes (le cas échéant) : piscine, jardin, parking, local à vélos…
Les clauses facultatives (mais fortement recommandées)
Au-delà du socle obligatoire, certaines clauses te protégeront en cas de litige :
Conditions d'annulation et versement initial : arrhes ou acompte ? La distinction est capitale (on y revient plus bas)
Dépôt de garantie : montant, modalités de versement et conditions de restitution. En location saisonnière, aucun plafond légal ne s'applique, la pratique courante se situe entre 20 et 30 % du prix total du séjour
Règles de ménage : le logement doit-il être rendu propre ? Des frais de ménage sont-ils facturés en supplément ?
Linge de maison : inclus dans le tarif ou disponible en option payante ?
Animaux de compagnie : autorisés ou non (à l'exception des chiens guides et animaux d'assistance, qui ne peuvent jamais être refusés)
Règles de vie : bruit, fêtes interdites, nombre maximum d'occupants…
Arrhes ou acompte : une différence qui change tout
Ce point mérite qu'on s'y arrête, car beaucoup de propriétaires confondent les deux notions. Et pourtant, les conséquences juridiques sont radicalement différentes.
Si tu demandes un acompte : le contrat est ferme et définitif. Si le voyageur annule, tu es en droit de lui réclamer l'intégralité du montant du séjour. De ton côté, si tu annules, le locataire peut exiger des dommages et intérêts.
Si tu demandes des arrhes : chaque partie conserve une porte de sortie. Le voyageur peut renoncer au séjour, mais il perd les arrhes versées. Toi, si tu décides de ne plus louer, tu devras lui rembourser le double du montant des arrhes.
En pratique, pour la location saisonnière, les arrhes sont plus courantes car elles offrent de la flexibilité aux deux parties. Mais si tu veux sécuriser tes revenus en haute saison, l'acompte est plus protecteur de tes intérêts.
📌 Astuce : précise toujours noir sur blanc dans ton bail saisonnier s'il s'agit d'arrhes ou d'un acompte. En l'absence de mention, la loi considère par défaut qu'il s'agit d'arrhes (article 1590 du Code civil).
Les clauses abusives à ne surtout pas inclure
Certaines clauses, même si elles te semblent légitimes, peuvent être considérées comme abusives car elles créent un déséquilibre excessif entre tes droits et ceux du locataire. Voici les principaux pièges :
Droit d'accès permanent : tu ne peux pas te réserver le droit d'entrer dans le logement à tout moment pendant le séjour du locataire. Une fois les clés remises, le voyageur jouit d'une occupation paisible
Interdiction absolue de fumer : tu ne peux pas l'imposer contractuellement. En revanche, si le locataire cause des dégâts (brûlures, odeurs persistantes), tu peux retenir une partie du dépôt de garantie
Conditions d'annulation déséquilibrées : prévoir que le locataire perd 100 % du montant en cas d'annulation à J-30, mais que toi tu peux annuler sans pénalité jusqu'à la veille, c'est exactement le type de clause qui sera invalidée en cas de litige
Diagnostics, documents et formalités avant l'arrivée des voyageurs
Signer un bail saisonnier, c'est bien. Mais encore faut-il avoir préparé tout le dossier qui l'accompagne. Voici la liste complète des documents et démarches à ne pas oublier.
Les diagnostics et annexes à fournir
Même en location de courte durée, tu n'échappes pas à certaines obligations documentaires :
État descriptif des lieux : obligatoire dans tous les cas. Il décrit le logement (nombre de pièces, équipements, environnement…) et doit être conforme à la réalité. Toute description mensongère t'expose à des poursuites
État des lieux d'entrée et de sortie : non obligatoire mais vivement recommandé. Sa forme est libre en location saisonnière (pas de modèle imposé). C'est ta meilleure protection en cas de dégradations
Inventaire du mobilier : non obligatoire mais recommandé, surtout si ton logement est bien équipé. Il complète l'état des lieux et facilite les réclamations éventuelles
Constat de risque d'exposition au plomb (CREP) : obligatoire si le logement a été construit avant le 1er janvier 1949
État des risques et pollutions (ERP) : obligatoire uniquement si le bien se situe dans une zone couverte par un plan de prévention des risques (technologiques ou naturels). Le document doit dater de moins de 6 mois
La fiche individuelle de police pour les voyageurs étrangers
Si tes locataires ne sont pas de nationalité française, tu dois leur faire remplir une fiche individuelle de police (conformément au décret du 18 août 2015). Chaque occupant majeur étranger remplit sa propre fiche. Les mineurs de moins de 15 ans peuvent figurer sur la fiche d'un adulte accompagnant.
En pratique, cette formalité est compliquée à mettre en œuvre, surtout avec un check-in automatisé. Et l'absence de fiche n'est assortie d'aucune sanction directe. Toutefois, ces fiches doivent pouvoir être transmises aux autorités compétentes pendant les 6 mois suivant le séjour. Mieux vaut donc mettre en place un processus simple (formulaire papier ou numérique à l'arrivée).
Les obligations de sécurité du logement
Ton logement doit respecter les normes de sécurité et de décence. Avant chaque saison (et idéalement avant chaque séjour), vérifie :
La présence et le bon fonctionnement des détecteurs de fumée
La sécurité de la piscine (barrière, alarme, couverture ou abri au moins un dispositif conforme est obligatoire)
La présence de garde-corps aux fenêtres et balcons en hauteur
La capacité d'accueil réelle du logement : ne surcharge pas ton annonce. Louer un studio de 15 m² pour 6 personnes, c'est non seulement dangereux, mais aussi contraire aux règles de décence
Checklist complète du propriétaire : avant, pendant et après la location
Avant de mettre ton bien en location saisonnière
Vérifier le règlement de copropriété (absence d'interdiction de la location courte durée)
Effectuer la déclaration d'enregistrement de ton meublé et obtenir ton numéro
Obtenir l'autorisation de changement d'usage si nécessaire (résidence secondaire dans une ville réglementée)
S'immatriculer via le guichet unique des entreprises, dans les 15 jours suivant le début d'activité
Vérifier la note DPE du bien (certaines communes imposent un seuil minimum pour autoriser la location saisonnière)
Préparer ton modèle de bail saisonnier avec toutes les clauses nécessaires
Rassembler les diagnostics obligatoires (CREP, ERP…)
Pendant la location
Ne jamais établir un bail saisonnier d'une durée supérieure à 90 jours pour un même locataire
Si tu loues ta résidence principale en totalité, ne pas dépasser le plafond fixé par ta commune (120 ou 90 jours)
Tenir un décompte précis des nuitées louées (la commune peut te le demander à tout moment)
Collecter la taxe de séjour et la reverser selon le calendrier fixé par ta collectivité
Faire remplir la fiche de police aux voyageurs étrangers
Réaliser un état des lieux d'entrée et de sortie
Après le séjour
Restituer le dépôt de garantie dans le délai prévu au contrat (en déduisant les éventuels dommages constatés)
Conserver les fiches de police pendant 6 mois
Archiver les baux saisonniers et états des lieux (utiles en cas de contrôle fiscal ou de litige)
Mettre à jour ton décompte de nuitées annuelles
Fiscalité du bail saisonnier : quel régime choisir ?
Les revenus tirés de la location saisonnière sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers. Tu as le choix entre deux régimes fiscaux.
Le régime micro-BIC
C'est le régime par défaut si tes recettes annuelles ne dépassent pas certains seuils. Il te permet de bénéficier d'un abattement forfaitaire sur tes revenus locatifs, censé couvrir l'ensemble de tes charges. Tu déclares tes recettes brutes, et l'administration applique automatiquement l'abattement avant de calculer ton impôt.
Les seuils et taux d'abattement dépendent du classement du meublé. Pour un meublé de tourisme non classé, l'abattement est de 30 % dans la limite de 15 000 € de recettes annuelles. Pour un meublé classé ou une chambre d'hôtes, il atteint 50 % jusqu'à 77 700 €. Ces paramètres pouvant évoluer, vérifie les conditions applicables à ton exercice.
📌 Avantage : simplicité. Pas de comptabilité à tenir, pas de bilan à déposer.
Inconvénient : si tes charges réelles (travaux, intérêts d'emprunt, amortissement du bien…) dépassent l'abattement forfaitaire, tu paies plus d'impôts que nécessaire.
Le régime réel
Le régime réel te permet de déduire l'ensemble de tes charges réelles : intérêts d'emprunt, assurances, frais de gestion, travaux d'entretien, frais de plateforme, et surtout l'amortissement du bien et du mobilier. Ce mécanisme d'amortissement est le principal levier d'optimisation fiscale pour les propriétaires de meublés de tourisme.
En contrepartie, tu dois tenir une comptabilité conforme, produire un bilan et une liasse fiscale chaque année. Cela implique généralement de faire appel à un expert-comptable ou à un service de comptabilité en ligne spécialisé LMNP.
📌 Avantage : réduction significative (voire annulation) de l'impôt sur tes revenus locatifs grâce à l'amortissement.
Inconvénient : plus complexe et coûteux à gérer (frais comptables).
LMNP ou LMP : quel statut pour toi ?
En tant que loueur de meublé de tourisme, tu relèves du statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) ou de loueur en meublé professionnel (LMP). Le passage en LMP intervient lorsque tes recettes locatives dépassent 23 000 € par an et qu'elles sont supérieures à tes autres revenus professionnels.
Le statut LMP offre certains avantages, comme l'imputation des déficits sur le revenu global, mais s'accompagne de contraintes supplémentaires : cotisations sociales et régime des plus-values professionnelles. Ce basculement n'est pas un choix, il s'impose dès lors que les deux conditions sont réunies.
Les sanctions en cas de non-respect des règles
Les amendes liées à la location saisonnière ne sont pas symboliques. Voici les principaux risques :
Absence d'enregistrement du meublé : amende civile jusqu'à 10 000 €
Dépassement du plafond de nuitées pour une résidence principale : amende civile jusqu'à 15 000 €
Location sans autorisation de changement d'usage : amende civile jusqu'à 100 000 € par logement, assortie d'une astreinte pouvant atteindre 1 000 € par jour et par mètre carré
Fausse déclaration ou usage d'un faux numéro d'enregistrement : amende administrative jusqu'à 20 000 €
Ces montants ne sont pas théoriques. Les villes comme Paris, Nice ou Bordeaux mènent des campagnes actives de contrôle. Un bail saisonnier bien rédigé et des démarches administratives en règle sont ta meilleure protection.
Foire aux questions (FAQ)
Le bail saisonnier est-il obligatoire pour louer sur Airbnb ?
Les conditions générales de la plateforme encadrent déjà la réservation, mais un bail saisonnier reste fortement recommandé pour fixer les règles du séjour et disposer d'un document opposable en cas de litige. En location directe ou via une petite annonce, un contrat écrit devient indispensable.
Peut-on renouveler un bail saisonnier automatiquement ?
Non, la reconduction tacite est exclue. Chaque séjour, même avec le même voyageur, suppose un nouveau contrat. En cas de prolongation, vérifie que l'occupation ne dépasse pas 90 jours consécutifs.
Quel montant de dépôt de garantie demander en location saisonnière ?
Aucun plafond légal ne s'applique, contrairement à la location meublée longue durée limitée à deux mois de loyer. La pratique se situe entre 20 et 30 % du montant du séjour, à adapter selon la valeur du mobilier.
Faut-il un DPE pour louer en saisonnier ?
Le DPE n'est pas une annexe obligatoire du bail saisonnier. En revanche, un classement entre A et E est exigé depuis la loi Le Meur pour obtenir une nouvelle autorisation de changement d'usage, et tous les meublés de tourisme hors résidence principale devront atteindre la classe D en 2034.
Peut-on interdire les animaux dans un bail saisonnier ?
Oui, une clause limitant la présence d'animaux de compagnie est en principe valable. Elle ne peut jamais s'appliquer aux animaux d'assistance, comme les chiens guides pour personnes malvoyantes.
Que se passe-t-il si le locataire refuse de quitter les lieux ?
Le bail saisonnier étant à durée déterminée, l'occupant n'a aucun droit au maintien dans les lieux. Une clause précisant que le logement ne constitue pas sa résidence principale limite le risque de requalification du contrat.
Comment déclarer les revenus d'un bail saisonnier ?
Dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Au micro-BIC, tu reportes tes recettes brutes sur la 2042 C-PRO et l'abattement s'applique automatiquement. Au régime réel, tu télétransmets une liasse fiscale (formulaires 2031 et 2033) avant de reporter le résultat.





